Ce que votre langage corporel dit de vous en entretien !

Ce que votre langage corporel dit de vous en entretien !

écrit par Chloé

Quand j’étais plus jeune, j’étais une fan invétérée de la série « Lie to me ». Le principe ? Un psychiatre aidait la police à résoudre des enquêtes en décryptant le langage corporel des personnes qui l’entouraient. Première découverte de mon côté : peu importe à quel point je pouvais dire à mes parents que j’adorais la salade de fruits de ma tante, la mine de dégoût que je ne pouvais réprimer me trahissait.

Mais assez parlé de salade de fruits (désolée tatie si tu lis cet article) et de série télé, parlons plutôt du sujet qui nous intéresse. De la même façon que nous arrivons parfois à décrypter l’attitude d’un individu, les recruteurs s’intéressent aussi à votre langage corporel. Pourquoi ? Parce que ce qui manque le plus aux candidats lors des entretiens, c’est parfois la sincérité. A trop vouloir plaire, on s’oublie soi dans l’entretien.

 

Pinocchio n’a qu’à bien se tenir !

Ce qui se repère souvent le plus aisément grâce au langage corporel, c’est le mensonge. Pourquoi ? Parce qu’à moins d’être le meilleur joueur de poker ou bien un socio/psychopathe, le mensonge transparaît dans le discours.

Là où auparavant vous étiez assuré, posé et calme, vous commencez à vous agiter, peut-être à jouer avec vos cheveux, vos mains. Mais cela peut aussi être dû à de la nervosité. Ce qui est compréhensible. Qui, en entretien, est parfaitement détendu du début à la fin ? Personne. Le recruteur s’attend donc à quelques signes de nervosité de votre part et ne vous en tiendra pas rigueur. Là où on peut différencier la nervosité du mensonge, c’est tout simplement à la façon dont vous évitez le regard des autres subitement, vous regardez plus vers la gauche (la zone du cerveau qui stimule l’imagination par ailleurs), vous clignez plus souvent des yeux (il est plus facile d’imaginer quelque chose dans le noir, et donc en fermant les yeux, vous arrivez à créer une bulle d’imagination), et dernière chose vous commencez à parler plus vite, sans vous arrêter, donc votre souffle s’accélère.

Bref, si on se concentre suffisamment sur vous, on peut déceler plutôt facilement que vous n’êtes pas à votre aise.

Et malheureusement, ce qu’il y a de fou avec le langage corporel, c’est que plus on tente de le cacher, plus on accentue malgré nous les « actes inconscients » de notre corps. Tel est pris qui croyait prendre.

Alors oui, il est parfois tentant d’embellir un peu la vérité, de mettre les petits plats dans les grands, mais rappelez-vous que rien ne reste caché bien longtemps 🙂 

 

Les émotions négatives : tout se voit comme un nez au milieu de la figure.

La plupart du temps, le cadre de l’entretien se prête à un ton plutôt positif et joyeux. Ainsi, sourire, posture ouverte et autres sont assez attendues. Ce qui rend tout mouvement lié à une émotion négative très visible.

Par exemple, si on vous demande si vous utilisez EXCEL (prenons le diable s’il en est un) et que vous répondez très laconiquement « oui » en essayant de ne pas épiloguer sur le fait que ce logiciel ressemble plus à un rejeton de satan pour vous, sachez que vous avez beaucoup de chance de dévoiler votre haine à cause de votre langage paraverbal : les yeux levés au ciel, une moue désagréable, un froncement de sourcils ou encore les mains qui viennent se frotter sur les tempes, ce sont autant de signes que vous n’aimez pas ce dont vous parlez.

Une autre émotion est souvent assez visible : la colère ou le ressentiment. Cette fois-ci, ce sont plus vos mains qui vont parler à votre place. Lors d’une phase de colère, vous avez tendance à serrer les poings vigoureusement, ou bien à faire craquer vos mains voire à les passer sur vos jambes pour faire sortir la colère.

 

Comment utiliser le langage corporel à son avantage ?

Etant quelqu’un à la limite de l’hyperactivité, j’ai toujours besoin de bouger, de me détendre, bref de m’occuper pour garder ma concentration optimale. Rien à voir avec le stress, mais tout à voir avec le fait que je n’aime pas rester assise. Il a donc fallu trouver des moyens pour ne pas ressembler à une psychopathe.

Tout d’abord, utiliser vos mains de manière démonstrative : compter sur ses doigts lorsqu’on veut cadencer un discours (« premièrement », « deuxièmement », etc.), entrelacer ses doigts pour montrer un signe d’intérêt, pencher légèrement la tête sur le côté pour montrer que vous écoutez votre interlocuteur, etc.

Le mieux reste tout de même de s’occuper avec un stylo, non pas pour préparer le championnat du monde de tour de stylo, mais plutôt de prendre des notes et donc de focaliser votre attention et votre énergie sur une tâche constructive. Cela permet de vous recentrer, de vous mettre dans un mode d’écoute active et surtout de limiter un langage corporel dit « paraverbal » qui viendrait polluer votre discours. En effet, en prenant des notes tout au long de l’échange, vous pouvez ainsi vous mettre des pense-bêtes, vous notez des éléments à ne surtout pas oublier, et donc ainsi calmer votre appréhension et reprendre le contrôle de l’échange.

Vous verrez plein d’astuces pour apprendre à faire les bons gestes en entretien : comment placer ses mains, comment ne pas saccader vos gestes, etc. Mais comme nous le disions plus haut, chassé le naturel, il revient au galop. Alors pour ne pas terminer comme les lasagnes de Findus, nous ne pouvons que trop vous conseiller de rester naturel, de ne pas chercher à cacher qui vous êtes mais plutôt à vous montrer au naturel.  

 

La personne en face de vous lors de l’entretien fera exactement pareil. Elle cherchera avant tout à vous mettre à l’aise et à faire en sorte que l’entretien se déroule le mieux possible, et aura, elle aussi, un langage paraverbal à analyser ! Qui sait, vous pourriez même déceler chez elle des signes de nervosité !